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Editions du Centre d'études Argonnais

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Numéro 41 - Année 1980 (18 articles)
Auteur Article Pages  
 CLAUSE Georges  A la recherche des ermites argonnais (Histoire)  6 à 23  
 L’érémitisme apparaît en Argonne avec saint Rouin au VIIe siècle. Il inaugure une sensibilité religieuse qui trouve dans la forêt un “désert” éloigné des turpitudes d’un monde violent et perverti. Les ermites ont entretenu des relations étroites avec les abbayes et prieurés, soit qu’ils en aient été à l’origine, soit qu’ils en aient dépendu.
 THEURIET André  Le pèlerinage de Bastien-Lepage en 1876 (Poésie, contes, récits)  24 à 28  
 Une visite effectuée à Saint-Rouin en 1876 avec le peintre Bastien-Lepage donne l’occasion à André Theuriet de décrire le pèlerinage où l’auteur dénombre deux cents pèlerins et une vingtaine de prêtres. Alors que Bastien-Lepage entreprend de peindre un tableau, lui et ses compagnons sont à deux doigts de se faire arrêter comme « espions prussiens ».
 Abbé AUBRY  Quelques réflexions sur Saint-Rouin (Religion)  29 à 31  
 Restaurateur de l’ermitage de Saint-Rouin dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l’abbé Aubry expose au cours des années 1880 les vicissitudes qu’il surmonta et imagine l’avenir en préconisant le réalisme pour assurer la pérennité du pèlerinage.
 Abbé SIMON Gabriel  Le pèlerinage d'un prêtre en 1926 (Religion)  32 à 33  
 Lors du pèlerinage du 17 septembre 1926, l’ancien curé de Verrières et curé de la paroisse Saint-Jean de Châlons-sur-Marne compte 1200 pèlerins aux cérémonies du jour : messe, vêpres et chemin de croix. Il note également la présence de l’évêque de Verdun.
 Abbé PINAULT  Chapelain de Saint-Rouin de 1931 à 1938 (Religion)  34 à 35  
 Curé de Brizeaux et Beaulieu dans les années 1930, l’abbé Pinault recense deux manifestations, l’une profane, le lundi de la Pentecôte, et l’autre religieuse lors du pèlerinage du 17 septembre. A cette occasion, il dénombre 500 à 800 pèlerins le matin et 1000 à 1500 l’après-midi.
 TOLLITTE Raoul  Le pèlerinage d'un enfant de choeur en 1941 (Saint-Rouin) (Poésie, contes, récits)  36 à 38  
 Enfant de chœur à Charmontois l’Abbé, l’auteur relate le pèlerinage du 13 septembre 1941 présidé par l’évêque de Verdun et animé par une chorale de Sainte-Ménehould. Beaucoup de pèlerins se rendent encore à Saint-Rouin dans des charrettes tirées par des chevaux.
 Père BONNET Serge  Les camps de Saint-Rouin (Poésie, contes, récits)  39 à 42  
 C’est dans les ruines de l’ermitage de Saint-Rouin en 1948 que Serge Bonnet décide de sa vocation de dominicain. Il organise dès l’été 1949 des camps d’étudiants pour sauver et restaurer le site avec l’accord de l’évêque de Verdun. Peu à peu, avec l’appui décisif de l’abbé Hannequin, curé des Islettes, se met en place un processus qui débouche sur la création d’une chapelle.
 HANNEQUIN André  La construction de la chapelle (Saint-Rouin) (Art sacré)  43 à 48  
 Cheville ouvrière du projet au cours des années 1950, l’abbé Hannequin, curé des Islettes et chapelain de Saint-Rouin, relate les difficultés qu’il a rencontrées pour bâtir une chapelle au cœur de l’ermitage, dans une région conservatrice. Le plus dur à surmonter fut sans doute la mort prématurée de son principal concepteur, le père Raysséguier.
 HANNEQUIN André  La chapelle expliquée (Saint-Rouin) (Art sacré)  49 à 56  
 L’auteur explique de façon claire et symbolique la logique qui a conduit à la conception, à la construction et aux aménagements de la chapelle : l’autel en son centre, le béton décoffré brut, la forme cubique et trapézoïdale, les vitraux non figuratifs, le principe des pilotis et le toit en terrasse. Il joint à l’appui 14 photos et un plan.
 Père BONNET Serge  La chapelle et ses visiteurs (Saint-Rouin) (Art sacré)  57 à 62  
 Dès sa construction, la chapelle a heurté les sensibilités du moment et Serge Bonnet juge avec causticité les réflexions majoritairement hostiles qu’il a lues ou entendues entre 1955 et 1960. Reprenant ses notes en 1980, il se veut « plus indulgent pour le laïc et plus sévère pour le clerc ».
 Visiteurs  Livre d'or de Saint-Rouin (Religion)  63 à 67  
 Sont présentées 66 opinions exprimées depuis 1956 par les visiteurs de l’ermitage. On y trouve aussi bien « Bon pour 1000 g de plastic pour faire sauter cette horreur » que « Sobre, simple, dépouillée, grande, elle est semblable à Dieu. Pour la découvrir, il faut la chercher ».
 KLAHOLZ Monique  Les trois expositions de Saint-Rouin (Art sacré)  68 à 74  
 Parallèlement à la construction de la chapelle moderne, trois expositions ont été organisées sur le site de l’ermitage pour faire découvrir au visiteur un patrimoine méconnu : Art populaire d’Argonne (10 au 26 août 1957), La vierge dans l’art lorrain et champenois (2 au 31 août 1958) et L’Art sacré aujourd’hui et demain (26 juillet au 6 septembre 1959).
 JANNIN François  Le renouveau de l'art sacré dans la vallée de la Biesme (Art sacré)  75 à 78  
 Suite à la restauration de l'ermitage de Saint Rouin, l'équipe de jeunes qui y avait participé s'engage dans la remise en état et la modernisation des églises de la vallée.
 KLAHOLZ Monique  La restauration de l'église de Futeau (Art sacré)  79 à 82  
 Cette église a été restaurée de 1961 à 1965 par les compagnons de Saint-Rouin, soit par 50 personnes en tout. Le gros œuvre a été financé par la commune et l’intérieur par l’abbé Hannequin et son équipe.
 HUSSENET Jacques  La bataille de Saint-Trop'-en-Argonne (Art sacré)  83 à 87  
 Le lecteur apprend, sur un mode délibérément humoristique, les débats et polémiques qui ont accompagné l’édification d’une chapelle moderne à l’ermitage de Saint-Rouin, entre 1955 et 1961. Véritable bataille des Anciens et des Modernes, elle a suscité des péripéties hautes en couleur qui ont passionné alors Marnais et Meusiens
 Père BONNET Serge  Si c'était à refaire (Saint-Rouin) (Art sacré)  88 à 93  
 Avec un recul de 25 ans, Serge Bonnet juge le bien-fondé de sa démarche et de celle de ses compagnons au service de l’ermitage de Saint-Rouin : « Nous avons été contraints de faire beaucoup de bruit pour prêcher le silence. »
 Père BONNET Serge  Une femme ermite aujourd'hui (Religion)  94 à 97  
 Cette femme témoigne de sa vocation et de son mode de vie au milieu d’un village argonnais suivant la règle de Saint-Benoît : « Ce qui distingue finalement l’ermite, c’est qu’il pratique trois vœux dans le silence et la solitude. »
 Père BONNET Serge  La simplicité de Saint-Rouin (Art sacré)  98 à 100  
 « A Bonneval, ce n’est pas le souffle d’Assise ou d’Avilla, pas même le grand vent de la colline sacrée, mais l’ermite, à qui sait l’interroger en se taisant, délivrera une parole salvatrice. »